Yayin ou comment changer d’opinion sur la cuisine cacher

Il y a des lieux auxquels on ne pense pas spontanément lorsqu’on cherche un restaurant pour aller dîner. Ce qui n’est pas anormal non plus, car déjà, quand on n’est pas juif, on ne voit pas trop les raisons d’aller diner dans un restaurant cacher. En outre, reste encrée en nous cette image de plats lourds, un peu trop gras, trop souvent recouverts de sauces, en bref une mauvaise nuit à la sortie. Et puis, il faut quand même le dire, trouver du bon vin cacher relève quand même de l’exploit.

Faisant fi de tous ces clichés et accompagnée de mes deux experts en cuisine cacher, je partis à la découverte de Yayin, joliment dénommée, nouvelle cuisine juive et bar à vins.

Lieux sobre, sans fioriture mais on s’y sent bien. L’accueil chaleureux de Yaëlle y est sûrement pour quelque chose.

Yaëlle Ifrah sert une cuisine d’inspiration ashkénaze ou séfarade, revisitée de façon contemporaine et créative. Les produits sont nobles, les plats ont du goût et la présentation des assiettes n’a rien a envié aux plus grandes tables.

Le vin est largement à la hauteur, ce qui a fini de faire tomber tous nos a priori : 100 références de vin sont proposées, que Yaëlle saura vous conseiller pour l’accorder parfaitement à votre plat. Il est vrai qu’on ne peut qu’admettre que le nom du restaurant est fort bien choisi, Yayin signifiant « vin » en hébreu.

La carte est courte et change tous les trois mois pour s’adapter aux produits de saisons, garantissant une saveur maximale.

En entrée, on s’est laissé tenter par le strudel aux champignons sauvages et sa crème de cèpe,  le foie gras pressé accompagné d’une tuile de sésame et d’une purée d’abricot, le maki de foie de volaille omelette japonaise et oignons confits.

Strudel aux champignons sauvages, crème de cèpes

Maki de foie de volaille

Foie gras pressé tuile sésame abricots au monbazillac

Suivrons un magret de canard à la haroset avec une polenta crémeuse, le carré d’agneau garni de fèves vertes et d’une chantilly de harissa, la cocotte de pargit « comme à Bombay » (pour les non initiés il s’agit des morceaux nobles du poulet) avec son riz parfumé.

Magret de canard à la haroset, polenta crémeuse

Agneau aux fèves, polenta crémeuse

Cocotte de pargit, riz parfumé aux épices

En dessert, classique coulant au chocolat, simplement délicieux, et savoureuse tatin de coings accompagnée d’une quenelle de crème giroflée saupoudrée de pomme acidulée.

Coulant au chocolat

Tatin de coings crème, giroflée

Et comme si nous n’avions pas assez, mangé, Yaëlle nous a gentiment offert de tester le mont blanc à la mousse de marron et sa gelée de cédrat.

Mont blanc, mousse au marron, gelée de cédrat

Verdict : on a adoré, on a été enthousiasmé, et nous avons dors et déjà pris rendez-vous en janvier pour goûter la nouvelle carte. C’est fin, différent et plein de saveurs.

On a bien mangé et non pas trop mangé : portions équilibrées, en taille et en saveurs, vin parfaitement ajusté aux plats, et de jolies découvertes pour la profane que je suis.

Mise à jour Septembre 2014: Yayin a fermé, c’est bien dommage, c’était une très belle adresse

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