Un déjeuner au Terroir Parisien, le bistrot de Yannick Alléno

Par un beau dimanche et printanier, Déborah et moi-même décidons d’aller essayer la nouvelle table de Yannick Alléno, le chef triplement étoilé du Meurice, le Terroir Parisien. Bien que nous n’ayons pas encore eu la chance de goûter à la cuisine du Meurice, notre première visite dans ce palace parisien avait été un enchantement et reste un moment fort de cette nouvelle année.

C’est donc impatientes et enthousiastes que nous franchissons la porte de ce bistrot d’un nouveau genre. Le principe : réhabiliter des produits de la région Ile de France. De ce fait, tous les produits sont en provenance d’ile de France. Ce restaurant, c’est un peu l’aboutissement d’un projet commencé il y a 4 ans : après le menu « Terroir parisien » à sa table trois étoiles du Meurice et le livre de recettes, voici le bistrot du même nom.

D’extérieur, la devanture est très discrète, tellement discrète que je suis passée devant sans m’arrêter. A l’intérieur, une grande salle, au centre un comptoir où il est possible de s’installer. Tout autour, du bois sombre, de grandes ardoises, des légumes en décoration, une vaste cuisine sur élevée.
Ce bistrot revisité est vraiment très beau, le cadre chaleureux et agréable.

A peine installées à notre table, on nous apporte quelques plats ! Hum, il semble qu’il y ait une erreur. Le serveur, un peu décontenancé, s’en va chercher sa table.
10 minutes plus tard, une jeune femme nous apporte une bouteille de vin blanc : ah, bein non, on n’a rien commandé ! D’ailleurs, il était difficile d’avoir commandé quelque chose comme nous n’avions toujours pas eu la carte.
Bien que nous soyons ravies de nous voir et de papoter, nous commencions à trouver le temps un peu long et avons fini par demander la carte, qu’on nous tendit sans un mot d’excuse 30 minutes après que nous nous soyons installées.

Carte très terroir: planche de charcuterie, museau, terrine de foie de volailles, pièce de boeuf, boudin noir, navarin d’agneau…

Je choisis les œufs froufrou et Déborah la salade de frisée, cresson à l’œuf mollet.

Nos plats arrivent……….. 20 minutes plus tard, mais pas l’eau ni le pain. A deux reprises nous demandons l’eau qui arrivent bien tardivement encore.

Je suis assez déçue par mon entrée que je n’ai pas terminée : les œufs sont recouverts d’une mayonnaise très moutardée, qui masque le goût.

La salade de Déborah était bonne mais même si elle manquait un peu de cresson.

Le temps pour débarrasser notre table fut aussi long que pour passer la commande.

Nos plats arrivent, toujours avec un délai d’attente non négligeable : mon choix s’est porté sur le bœuf miroton avec ses pommes à la vapeur tandis que Déborah a choisi le merlan Colbert, beurre aux herbes.

Le bœuf miroton est un genre de viande de bœuf à Bourguignon, accompagnée d’une sauce vinaigrée et tomatée garnie de cornichons, d’oignons. C’était bon, bien cuit, savoureux et généreux.
Notre surprise face au plat de Déborah fut mémorable : on ne s’attendait pas à cette présentation mais davantage à un filet de merlan qu’à un poisson entier, tête toujours présente, trempé dans la friture.

Déborah s’est lancée courageusement à l’attaque de son poisson, et l’a trouvé plutôt bon. 

En dessert, nous partageons une mousse au chocolat mandarine confite : il n’y avait de mandarine que le petit morceau posé sur la mousse, une mousse très compacte, pas vraiment mémorable.

Nous finissons par demander l’addition, qui arrivera de nouveau avec un laps de temps conséquent. Globalement, ce déjeuner nous prit quasiment trois heures !!!
J’ai d’ailleurs fait remarquer au manager que le déjeuner avait été un peu long , il ne s’en est ni offusqué ni excusé.

Pour conclure, le cadre est vraiment sympa, si on omet l’épisode toilettes (dont la propreté est à revoir) le concept de consommer locavore est génial et j’adhère totalement, la nourriture est correcte pour un prix tout à fait acceptable mais le service est totalement inexistant.
Je suis assez déçue, je m’attendais à mieux. Peut-être était-ce une mauvaise journée!!

Terroir Parisien
20, rue Saint-Victor
75005 Paris
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Comments
9 Responses to “Un déjeuner au Terroir Parisien, le bistrot de Yannick Alléno”
  1. Alex Gastronome Parisien dit :

    J’y étais également vendredi dernier et le service aura été le très très gros point noir du dîner : des explications fausses, un plat servi froid et réchauffé au micro-ondes, les assiettes pas servis en même temps, des erreurs de couverts et de plats et bouquet final, la machine à carte bleue qui me marchait pas depuis la veille. On nous annonce la nouvelle seulement au moment de payer. Comme la cuisine est correct mais sans plus, ça donne vraiment pas envie d’en dire du bien et d’y retourner…

  2. aupaysdori dit :

    Et bien, j’ai du tomber aussi sur un mauvais jour quand j’y suis allée, car j’ai subi le même service déplorable, personne pour nous accueillir, une table libre donnée au bout de 30 minutes, la carte reçue au bout de 20 minutes et c’était comme ça tout du long!
    Joanna devrait se relire aussi (mdr, j’ai pas pu résister!) « Vous avez du tombé » !!!!!

  3. Joanna Crown dit :

    Je suis moi meme allée au Terroir Parisien de Yannick Alleno pour déjeuner un midi de la semaine dernière. Je n’ai pas attendu plus de trente secondes pour recevoir mon menu, un apéritif m’a été proposé dans la minute où j’étais assise. Mon ami a prit une Biere Briarde, le serveur m’avait recommandé le kir parisien, qui est un kir à base de sirop de coquelicots et de Chardonnay, j’ai trouvé cela très bon.
    Les entrées étaient excellentes (gelée de langoustines pour ma part, et planche de charcuterie pour mon ami, ce jour là ils manquaient de terrine de pot-au-feu, le serveur nous a demandé ce que nous préférerions à la place, pâté en croûte ce fut. ).
    Les plats étaient bons, bien que j’émets une réserve sur la raie aux câpres, dont j’ai trouvé le gout des câpres assez relevé, non pas que ce soit dérangeant. La matelote (filet de perche dans une sauce au vin rouge) était divine, un point de plus pour les recommandations.
    En dessert nous avons partagé une brioche de Nanterre, pain perdue. C’était juste excellent. Nous demandâmes l’addition, le manager est venu prendre notre paiement en s’assurant que tout s’était bien passé.
    Typique et charmant bistrot de Paris.
    A noter: il est préférable de réserver, le restaurant était plein.
    Vous avez du tombé sur un mauvais jour, je suis restée surprise en lisant votre article, comme si nous ne parlions point du même endroit.

    (Petite parenthèse: petit-pois ne s’écrit pas petit-poiDs, comme je pu le voir dans votre article.
    Il y a bien d’autres erreurs d’orthographes mais je ne les listerai pas, je vous invite juste à vous relire après écriture pour avoir plus de crédibilité.)

  4. Louison dit :

    @Batman : moi aussi j’ai appris un truc..;- )

  5. batman dit :

    Les filles a la decouverte du Merlan Colbert !! Vous etes drole.
    Alors, pour vous la faire courte, c’est une recette particuliere. Il s’agit de faire une entaille sur le dos du poisson pour retirer l’arrete centrale, en gardant la peau. Le tout est frit a l’huile, avec la tete et oui! Pas forcement la recette la moins grasse, mais dieu que c’est bon. Celui du Fouquets est a tomber. 🙂

    • je ne connaissais pas la recette. Le poisson servi avec la tête, c’est pas trop mon truc 😦

      • Oui je l’ai appris après ! Je suis passée pour une idiote… mais je ne connaissais pas et franchement, ça m’a vraiment rappelé le poisson comme on peut le servir en Chine ! D’ailleurs, les chinois auraient adoré de pouvoir manger les yeux !

        Très bien ton article en tous cas, je vais avoir du mal à écrire le mien… J’ai beaucoup de retard… 😉

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